
Étude CFD de l'impact de l'implantation d'une centrale solaire — nécessitant un déboisement partiel — sur l'érosion des sols : analyse des vents, zones sensibles et solutions passives.
L'essentiel. À la demande de SOLVEO energie, EOLIOS a évalué par simulation CFD le risque d'érosion éolienne lié à l'implantation d'une centrale photovoltaïque (Bourriot-Bergonce) nécessitant un déboisement partiel. Une analyse multi-échelles — du territoire jusqu'au pied des panneaux — cartographie les vitesses de vent à 10 cm du sol, avant et après travaux. Résultat : le déboisement crée des survitesses localisées, mais les tables photovoltaïques jouent un rôle de barrière passive qui ralentit l'écoulement ; le risque d'érosion généralisée reste maîtrisé, des brise-vents ciblés sécurisant les zones sensibles.
EOLIOS Ingénierie a été sollicité pour évaluer les risques d'érosion éolienne sur le projet de centrale solaire de Bourriot-Bergonce. L'implantation de la centrale nécessitant un déboisement partiel, il était crucial de déterminer si la modification du terrain et l'ajout de panneaux photovoltaïques pouvaient fragiliser les sols face au vent.
Grâce à une analyse météorologique approfondie couplée à des simulations numériques CFD (Mécanique des Fluides Numérique), nos ingénieurs ont modélisé les flux d'air sur l'ensemble du site. Cette approche a permis de :
Cartographier les zones de risque d'érosion à l'échelle du territoire, de l'emprise et du pied des panneaux.
Évaluer l'effet des panneaux photovoltaïques sur la dynamique du vent au ras du sol.
Dimensionner des solutions passives ciblées pour garantir la pérennité des installations.
L'érosion éolienne correspond au déplacement de particules de sol sous l'action du vent. Ce phénomène dépend de plusieurs paramètres, tels que la nature du sol, son état de surface, la présence ou non de végétation, mais aussi l'intensité et la direction des vents dominants. Lorsque le sol est nu et peu rugueux, le vent peut facilement mobiliser les particules superficielles, entraînant une dégradation progressive du terrain.
Même un vent modéré peut transporter la poussière sur des kilomètres, d'où l'importance de bloquer l'érosion à la source. Dans les environnements naturels, la végétation joue un rôle fondamental de protection. Elle agit à la fois comme un écran qui ralentit les écoulements d'air près du sol et comme un facteur de stabilisation mécanique grâce aux systèmes racinaires. Toute modification de cet équilibre peut donc avoir un impact direct sur la sensibilité du site à l'érosion.
L'érosion éolienne est le déplacement des particules de sol sous l'action du vent. Elle dépend de la nature et de l'état de surface du sol, de la végétation et de l'intensité des vents dominants : un sol nu et peu rugueux mobilise facilement ses particules superficielles.


L'implantation d'une centrale photovoltaïque implique généralement des transformations du terrain, notamment un déboisement partiel ou total de la zone concernée. Cette évolution du site modifie la rugosité du sol et peut entraîner une exposition accrue aux vents dominants. Dans ce contexte, il est essentiel d'évaluer si la nouvelle configuration du site, une fois les panneaux installés, conduit à une augmentation du risque d'érosion ou si, au contraire, les structures implantées participent à la protection des sols. C'est précisément à cette question que l'étude menée par EOLIOS a cherché à répondre.

La première étape de l'étude repose sur une analyse à grande échelle du site et de son environnement. Cette approche permet de caractériser les régimes de vent dominants et de comprendre comment les écoulements d'air interagissent avec le relief et les éléments naturels environnants.
Cette vision globale est indispensable pour identifier les directions de vent les plus impactantes et pour replacer le projet dans son contexte territorial. Elle constitue le socle sur lequel s'appuient les analyses plus fines menées par la suite.

Les résultats de la simulation mettent en évidence des zones de survitesse, propices à l'érosion, déjà présentes avant le début du projet. L'étude montre que ces phénomènes persistent après l'installation de la centrale, ce qui souligne l'importance de mettre en place des solutions correctives ciblées pour limiter durablement les risques de dégradation des sols. Par ailleurs, nous remarquons que la vitesse du vent augmente au droit des tables photovoltaïques, créant des « veines de survitesse » à proximité immédiate des structures. Ces accélérations localisées, induites par la modification de l'écoulement de l'air, rendent nécessaire la réalisation d'études plus fines. En zoomant sur ces zones spécifiques, nos ingénieurs peuvent évaluer avec une précision accrue les risques d'érosion là où les flux sont les plus dynamiques.
Une survitesse est une accélération locale de l'écoulement, provoquée par la canalisation du vent ou une discontinuité géométrique. Au sol, ces « veines de survitesse » concentrent le potentiel d'érosion et guident l'implantation des brise-vents.


Dans un second temps, l'analyse est resserrée à l'échelle de l'emprise du projet. Cette étape permet d'étudier l'impact du déboisement et de la modification de la surface du sol sur les écoulements d'air. Elle met en évidence les zones où le sol devient plus exposé au vent et permet de comparer le comportement des écoulements entre l'état initial, caractérisé par une couverture végétale, et l'état après travaux.
La rugosité aérodynamique traduit la capacité d'une surface (végétation, obstacles, structures) à freiner le vent près du sol. Plus elle est élevée, plus l'écoulement est ralenti : le déboisement la réduit, tandis que les tables photovoltaïques la réintroduisent partiellement.

Enfin, l'étude se concentre sur une analyse locale, au plus près des tables de panneaux photovoltaïques. Cette échelle fine est essentielle pour comprendre les interactions directes entre le vent et les structures. Elle permet notamment d'évaluer l'effet des panneaux sur les vitesses de vent au sol et d'identifier les éventuelles zones d'accélération localisées, en particulier dans les alignements ou les couloirs de circulation.

Pour mieux comprendre l'impact des panneaux solaires sur l'écoulement du vent, une simulation à échelle réduite a été réalisée. Cette configuration permet d'isoler l'effet des structures photovoltaïques sur la dynamique du flux au niveau du sol.
Les résultats mettent en évidence un effet d'amortissement significatif des tables photovoltaïques sur l'écoulement :
Fractionnement du flux et création de zones de turbulence contrôlée derrière les rangées.
Dissipation de l'énergie cinétique, qui réduit la vitesse du vent dans la couche proche du sol.
Limitation des accélérations locales dans les espaces ouverts entre les rangées.
En pratique, ce phénomène contribue à réduire le risque d'érosion éolienne sur le site.
Les panneaux agissent comme une barrière passive, stabilisant le flux d'air et diminuant les vitesses critiques susceptibles de mobiliser les particules de sol. Cette simulation confirme donc que la disposition et la densité des installations jouent un rôle important dans la protection des sols des effets du vent.

Les résultats de la simulation mettent en évidence l'impact du déboisement sur le comportement du vent à proximité du sol. La suppression de la couverture forestière entraîne une augmentation des vitesses de vent dans les zones désormais ouvertes, en particulier lorsque le vent est aligné avec les couloirs déboisés de la centrale, ce qui est le cas régulièrement puisque ces orientations correspondent aux vents dominants sur le site. Cette évolution s'explique par la disparition des obstacles naturels que constituaient les arbres.
En l'absence de cette rugosité végétale, le vent conserve davantage d'énergie lorsqu'il s'approche du sol, ce qui accroît sa capacité à mobiliser les particules superficielles. Les sols nus deviennent ainsi plus sensibles aux phénomènes érosifs, notamment dans les secteurs les plus exposés.
L'analyse permet toutefois de nuancer ce constat : l'augmentation des vitesses de vent ne concerne pas l'ensemble du site de manière homogène. Certaines zones restent relativement peu impactées, en fonction de leur position, de la topographie locale et de leur éloignement des axes de vent principaux.
Au-delà de cette tendance générale, les résultats illustrent l'apparition d'accélérations localisées du vent dans des zones spécifiques du projet. Ces phénomènes sont principalement liés à la géométrie du site, à la présence de zones dégagées continues et à l'orientation de certains espaces par rapport aux vents dominants.
Ces accélérations restent ponctuelles et circonscrites, mais elles constituent des points de vigilance importants. Dans ces secteurs, le vent peut atteindre des niveaux plus élevés que dans le reste de la centrale, augmentant localement le potentiel d'érosion. La simulation permet précisément de localiser ces zones et d'en comprendre les mécanismes, ce qui est essentiel pour mettre en place des mesures correctives adaptées.
L'effet protecteur des panneaux n'est toutefois pas uniforme et dépend de plusieurs paramètres, tels que leur orientation, leur espacement et leur alignement par rapport aux vents dominants. Certaines configurations favorisent davantage le ralentissement des écoulements, tandis que d'autres peuvent générer des redistributions locales du vent. L'analyse CFD permet d'identifier ces différences de comportement et de vérifier que, dans la configuration retenue pour le projet, l'implantation des panneaux contribue globalement à la protection des sols plutôt qu'à leur exposition.
Dans les conditions de vent les plus couramment rencontrées sur le site, les résultats indiquent que les vitesses de vent au sol demeurent globalement inférieures aux seuils associés aux phénomènes d'érosion significative. Le risque d'érosion généralisée apparaît ainsi maîtrisé à l'échelle de la centrale. Ce résultat met en évidence l'intérêt d'une analyse détaillée pour dépasser les idées reçues : bien conçue, une centrale photovoltaïque peut limiter son impact sur les sols.
À retenir. Bien conçue, une centrale photovoltaïque n'aggrave pas nécessairement l'érosion : dans la configuration retenue, les vitesses au sol restent sous les seuils critiques et les tables jouent un rôle de barrière passive. La vigilance se concentre sur quelques zones d'accélération localisées, traitées par des dispositifs passifs ciblés.

Grâce à la CFD, certaines zones plus exposées ont pu être identifiées. Ces secteurs peuvent connaître des accélérations ponctuelles du vent, susceptibles d'augmenter localement la sensibilité à l'érosion. La cartographie précise de ces zones constitue un outil précieux pour orienter les actions correctives.
L'approche retenue consiste à intervenir uniquement là où cela est nécessaire. Pour les zones sensibles identifiées, des dispositifs passifs tels que des brise-vents végétaux ou des structures légères peuvent être mis en place afin de casser la dynamique des écoulements. Ces solutions sont conçues pour s'intégrer harmonieusement dans l'environnement du projet, tout en assurant une efficacité durable.

Cette étude illustre la capacité d'EOLIOS Ingénierie à accompagner les porteurs de projets photovoltaïques dans la prise en compte des enjeux environnementaux dès les premières phases de conception. En anticipant les risques d'érosion, il est possible de sécuriser la viabilité du projet et d'éviter des interventions correctives coûteuses en phase d'exploitation.
En s'appuyant sur la simulation numérique, EOLIOS propose une approche pragmatique et adaptée aux spécificités de chaque site. L'objectif est de concevoir des centrales photovoltaïques performantes, durables et respectueuses de leur environnement, en intégrant les contraintes aérodynamiques comme un véritable levier d'optimisation du projet.
Savoir-faire : modélisation du déplacement de sable et poussièresEOLIOS Ingénierie a réalisé une étude CFD visant à évaluer les risques d'érosion éolienne liés à l'implantation d'une centrale photovoltaïque nécessitant un déboisement partiel. Grâce à une approche multi-échelles, des simulations numériques ont permis de cartographier les écoulements d'air sur l'ensemble du site, avant et après travaux. Les résultats montrent que le déboisement entraîne une augmentation localisée des vitesses de vent, générant des zones ponctuelles de survitesse potentiellement érosives. Cependant, les panneaux photovoltaïques jouent un rôle protecteur significatif en introduisant une rugosité artificielle qui ralentit les écoulements au niveau du sol. Dans les conditions de vent courantes, les vitesses au sol restent globalement inférieures aux seuils critiques d'érosion, rendant le risque généralisé maîtrisé. Des dispositifs passifs ciblés, tels que des brise-vents végétaux, sont préconisés dans les secteurs les plus exposés afin de garantir la pérennité du site.
Érosion éolienne, centrales solaires et simulation CFD de la protection des sols.
L'érosion éolienne est le déplacement de particules de sol sous l'effet du vent. Elle dépend de la nature du sol et de son état de surface, de la présence de végétation, ainsi que de l'intensité et de la direction des vents dominants. Sur un sol nu et peu rugueux, même un vent modéré peut mobiliser les particules et transporter la poussière sur des kilomètres.
Il l'accroît localement : en supprimant la rugosité végétale, le vent conserve plus d'énergie près du sol, surtout lorsque les couloirs déboisés sont alignés avec les vents dominants. L'effet n'est toutefois pas homogène — certaines zones restent peu impactées selon la topographie et l'éloignement des axes de vent principaux.
Dans la configuration étudiée, ils protègent globalement les sols : les tables agissent comme une barrière passive qui fractionne le flux, crée des turbulences contrôlées derrière les rangées et réduit la vitesse près du sol. L'effet dépend toutefois de leur orientation, de leur espacement et de leur alignement par rapport aux vents dominants.
La simulation CFD cartographie les vitesses de vent au sol à plusieurs échelles (territoire, emprise, pied des panneaux), avant et après travaux. Elle localise précisément les zones de survitesse et permet de dimensionner des solutions correctives ciblées plutôt que de traiter tout le site. Voir aussi notre expertise modélisation du déplacement de sable et poussières.
Des dispositifs passifs — brise-vents végétaux ou structures légères — sont implantés uniquement là où la CFD révèle des accélérations locales. Ils cassent la dynamique des écoulements, s'intègrent à l'environnement du projet et assurent une efficacité durable sans surcoût généralisé.
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