Conception de la ventilation naturelle en contexte industriel
Dans les installations à fortes sources de chaleur — verreries, sidérurgies — la ventilation naturelle utilise les gains de chaleur du procédé lui-même pour créer une force motrice suffisante.
Concevoir
- Dimensionnement des aérateurs statiques
- Conception de puits de ventilation
- Optimisation énergétique
Assainir
- Extraction des polluants
- Évacuation des brouillards d'eau
- Évacuation des masses d'air chaud
Améliorer
- Confort thermique
- Qualité de l'air
- Systèmes de filtration
Principe de la ventilation naturelle
La ventilation d'une usine abritant des fours à températures extrêmement élevées — nécessaires à la production du verre — est un problème technique majeur. Même les fours les mieux isolés dégagent de grandes quantités de chaleur, entraînant des gains de chaleur très élevés dans l'air intérieur. La ventilation naturelle exploite ces gains comme moteur de la circulation d'air.
Risque d'une mauvaise gestion de la ventilation
Chaque bâtiment, notamment les verreries, se voit attribuer une température critique qui, si elle est dépassée, peut endommager la structure — en particulier le toit, où les gains de chaleur sont les plus élevés — provoquant des déformations, voire des incendies si de la graisse s'est déposée au fil du temps. Par ailleurs, le confort thermique des opérateurs doit être maintenu à des seuils optimaux aux postes de travail, ou acceptables pour les zones d'intervention temporaire (au-dessus des fours, par exemple) : l'air doit être libéré dans l'atmosphère pour assurer le fonctionnement continu de l'installation.
Dimensionnement des aérateurs statiques
Le bon dimensionnement des aérateurs statiques est essentiel à l'efficacité de la ventilation naturelle : ces dispositifs gèrent l'air entrant et sortant et assurent une circulation optimale. Un dimensionnement incorrect entraîne surchauffe, humidité excessive ou mauvaise qualité de l'air. Selon la configuration du bâtiment, son usage et le climat local, il est crucial de choisir des aérateurs adaptés en taille et en positionnement — un bon dimensionnement maximisant aussi les économies d'énergie.

Études réalisées autour des systèmes de ventilation naturelle
Caractérisation des débits d'air
Le calcul par CFD modélise précisément le débit d'air neuf, les vitesses d'air aux portes et aux aérateurs statiques (type Robertson), ainsi que le débit d'air extrait. Une attention particulière est portée aux vitesses d'air aux portes et aérateurs : un mauvais dimensionnement ou un placement inapproprié génère des inconforts thermiques ou une mauvaise ventilation, et accroît le risque d'entrée d'air non contrôlée créant des zones de surchauffe ou d'humidité.


Étude thermique de l'évacuation des calories
Les études thermiques quantifient l'impact des processus à haute température (fours, chaudières, moteurs) sur la circulation de l'air. Une analyse simule la répartition de la chaleur dans le bâtiment, identifie les zones de surchauffe et optimise le dimensionnement des aérateurs et ouvertures pour maximiser l'évacuation thermique tout en garantissant qualité d'air et confort.

Traçage et extraction des polluants
Le traçage et l'évacuation des polluants par CFD optimisent la ventilation naturelle : la simulation modélise le comportement des particules fines, COV et gaz toxiques selon les sources et les paramètres environnementaux, visualise leur trajectoire, identifie les zones de concentration élevée et détermine les meilleures stratégies d'évacuation vers l'extérieur.

Influence des conditions météorologiques
La température extérieure, la vitesse du vent et l'humidité ont un impact direct sur la ventilation naturelle : les journées chaudes accroissent le tirage thermique et l'évacuation de l'air vicié ; les journées fraîches ou venteuses améliorent l'apport d'air frais mais peuvent créer des courants d'air inconfortables. Le dimensionnement des ouvertures et canaux tient compte des variations climatiques locales, la CFD prédisant l'impact des conditions extérieures.
Ventilation naturelle automatisée
La ventilation naturelle automatisée associe les principes naturels à des capteurs (température, humidité, qualité d'air) qui régulent en temps réel l'ouverture des aérateurs et fenêtres. Elle s'adapte aux variations météorologiques et évite le surdimensionnement, réduisant notamment les vitesses d'air excessives au niveau des opérateurs.
Amélioration des conditions de travail des opérateurs
Optimisation du confort thermique et aéraulique
En exploitant le tirage thermique et la ventilation par convection, la ventilation naturelle favorise la circulation de l'air chaud vers l'extérieur et l'apport d'air frais, réduisant les écarts de température sans climatisation énergivore — d'où des économies d'énergie. Un dimensionnement précis des ouvertures, aérateurs et grilles assure un flux adapté à chaque zone, prévenant surchauffe et froid excessif.

Amélioration de la qualité de l'air
La ventilation naturelle assure un renouvellement d'air constant : en exploitant tirage thermique et convection, elle réduit la concentration de polluants (particules fines, COV, CO₂) tout en maintenant une température confortable. Un positionnement adéquat des ouvertures évacue l'air vicié et introduit de l'air frais sans système énergivore, prévenant humidité excessive et moisissures.
Respect des normes et de la réglementation
Optimisation énergétique & décarbonation
L'optimisation énergétique et la décarbonation sont des enjeux majeurs : en exploitant tirage thermique et convection, la ventilation naturelle assure un renouvellement d'air efficace sans systèmes mécaniques fortement émetteurs de CO₂. Un dimensionnement précis des aérateurs et ouvertures maintient le confort toute l'année tout en minimisant l'empreinte carbone du bâtiment.

Respect des valeurs limites d'exposition professionnelles (VLEP)
Le respect des VLEP est essentiel dans les environnements où des polluants ou gaz sont présents. En garantissant un renouvellement d'air optimal, la ventilation naturelle maintient la concentration des polluants sous les seuils autorisés. Les études VLEP identifient aussi les EPI nécessaires dans les zones les plus polluées, faisant de la ventilation naturelle un atout pour la santé des occupants.

