
Étude thermo-aéraulique d'un site sidérurgique : optimiser la ventilation, améliorer le confort thermique et renforcer la qualité de l'air des zones de production.
Dans un environnement industriel soumis à de fortes émissions de chaleur et de polluants, la ventilation naturelle montre ses limites. Grâce à une analyse combinant relevés sur site et simulation CFD, EOLIOS a étudié le comportement réel des flux d'air et proposé des solutions concrètes pour optimiser la ventilation, améliorer le confort thermique et renforcer la qualité de l'air dans les zones de production.
Au cœur d'un site fonctionnant 24h/24, soumis à des températures extrêmes et à des émissions massives de fumées métallurgiques, la chaleur générée par les convertisseurs, les poches de métal en fusion et la coulée continue impose une gestion rigoureuse des flux aérauliques.
Avec des températures avoisinant les 1 600 °C et des dizaines de milliers de m³/h en mouvement, l'aération repose sur un équilibre complexe entre extraction des fumées et apport d'air neuf.
L'essentiel. Sur un site sidérurgique en production 24 h/24, l'acier en fusion (environ 1 600 °C) dégage chaleur, fumées métalliques, CO et poussières fines. Audit sur site (anémométrie, tests fumigènes, imagerie infrarouge) et modèle CFD 3D calibré, résolu en régimes stationnaire et transitoire, ont révélé stratification sous toiture et extraction insuffisante. Réouverture de ventelles au vent, aérateurs en toiture et meilleure répartition des ouvertures font monter les débits extraits et baisser températures et temps de résidence des polluants, sans travaux lourds.
Au cœur d'un site sidérurgique fonctionnant 24 h/24, soumis à des températures extrêmes et à des émissions massives de fumées métallurgiques. Dans ce gigantesque hall industriel, la chaleur générée par les convertisseurs, les poches de métal en fusion et la coulée continue impose une gestion rigoureuse des flux aérauliques.

Les procédés de transformation de la fonte en acier génèrent d'importantes émissions de polluants atmosphériques : monoxyde de carbone (CO), poussières métalliques fines, composés de manganèse, de chrome, de zinc ou de silice cristalline. Ces fumées, souvent invisibles à l'œil nu, peuvent se concentrer localement en l'absence d'une extraction efficace. Outre les risques d'exposition chronique pour les opérateurs, ces polluants sont encadrés par des Valeurs Limites d'Exposition Professionnelle (VLEP) strictes. La ventilation joue un rôle crucial pour évacuer rapidement les gaz nocifs et diluer les particules en suspension, afin de préserver un environnement de travail conforme aux exigences sanitaires et réglementaires.
Avec des températures avoisinant les 1 600 °C et des volumes d'air en mouvement de plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes par heure, l'aération du site repose sur un équilibre complexe entre extraction des fumées et apport d'air neuf. Toute perturbation peut impacter la qualité de l'air, la sécurité des opérateurs et l'efficacité énergétique des installations.
Le tirage thermique est le mouvement ascendant de l'air chaud, plus léger, qui s'échappe par les ouvertures hautes en aspirant de l'air frais par le bas. Dans une aciérie, les sources à 1 600 °C en font un moteur de ventilation naturelle très puissant.
La production d'acier s'appuie sur un enchaînement de procédés à forte intensité énergétique, générant d'importants volumes de chaleur, de gaz et de particules. Le principe général repose sur les étapes suivantes :
Chaque étape contribue à une production localisée de chaleur et de polluants, souvent concentrés autour des convertisseurs, des zones de transfert de poches, de la coulée continue ou des équipements de décrassage. Les températures de travail peuvent dépasser 1 600 °C, générant des flux d'air chaud ascendants, des émanations de gaz (CO, CO₂), des particules fines et des poussières métalliques. Ces phénomènes ont un impact direct sur la stratification thermique, le comportement des flux d'air et la dispersion des polluants. La caractérisation de ces émissions rejoint notre expertise sur la mesure et l'étude d'impact de la pollution de l'air.
Comprendre ces mécanismes est essentiel pour dimensionner un système de ventilation capable de renouveler l'air efficacement, d'évacuer la chaleur excédentaire et de limiter l'exposition des opérateurs.
Le processus sidérurgique génère une grande variété de polluants atmosphériques, en lien direct avec les hautes températures et les réactions chimiques mises en œuvre dans les convertisseurs et lors des traitements métallurgiques. Les principaux composés émis sont :
Ces substances, parfois invisibles à l'œil nu, peuvent s'accumuler dans les volumes hauts ou se disperser lentement si aucun mécanisme d'extraction efficace n'est mis en place.
La réglementation impose des Valeurs Limites d'Exposition Professionnelle (VLEP) pour encadrer l'exposition aux substances dangereuses. Ces seuils, exprimés en mg/m³ ou ppm, visent à limiter les effets à court et long terme sur la santé (troubles respiratoires, intoxications, maladies chroniques).
Les composés présents dans les fumées, comme le CO ou les particules métalliques, sont strictement réglementés. Le dépassement de ces seuils impose des mesures correctives immédiates : captage à la source, ventilation localisée, ou port de protections individuelles (EPI) adaptées.
Les Valeurs Limites d'Exposition Professionnelle fixent les concentrations maximales de polluants tolérées dans l'air respiré par les opérateurs, sur 8 heures ou sur de courtes périodes. Elles servent de critère pour dimensionner l'extraction et le captage à la source.
Une exposition chronique à des concentrations trop élevées de polluants peut entraîner des pathologies respiratoires, des troubles neurologiques ou des effets systémiques. Parmi les risques reconnus dans l'industrie sidérurgique :
La maîtrise de la qualité de l'air intérieur est donc un enjeu de santé publique et de responsabilité pour l'exploitant.
Lors de l'audit, des mesures ponctuelles ont permis de caractériser les polluants, notamment les particules fines. Certaines zones, comme celles sous toiture ou à proximité des équipements, restent toutefois inaccessibles. Pour les compléter, EOLIOS a mis en œuvre une modélisation scalaire CFD, reproduisant virtuellement :
Cette approche permet d'identifier les secteurs à risque nécessitant des actions correctives ciblées.
L'ensemble des données collectées, enrichies par la simulation CFD, constitue un socle solide pour accompagner les démarches réglementaires, notamment :
Contrairement à d'autres environnements industriels équipés de ventilation mécanique contrôlée, ce site s'appuie principalement sur une ventilation naturelle. Elle repose sur deux principes physiques : la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur (créant un tirage thermique vertical) et la pression du vent sur les façades.

L'air chaud, plus léger, monte et s'échappe par les aérateurs en toiture, pendant que l'air frais pénètre par les ouvertures basses. Cette approche passive, sans système motorisé, tire parti des conditions naturelles pour assurer le renouvellement d'air. Robuste et économique, ce mode de fonctionnement soulève toutefois plusieurs problématiques majeures en contexte industriel intensif :
Si la ventilation naturelle assure une partie du renouvellement d'air général, elle ne peut à elle seule garantir l'évacuation rapide et localisée des polluants générés aux postes de production. Le site s'appuie donc sur un système de ventilation mécanique ciblée, conçu pour aspirer les émissions critiques dès leur point d'origine.
Ce principe repose sur des hottes d'aspiration, capteurs et dispositifs de captage positionnés au plus près des sources (convertisseurs, fours, poches pleines, coulée continue, zones de décrassage). Ils capturent fumées, gaz et particules avant leur dispersion, limitant leur propagation dans le hall et maintenant les concentrations sous les seuils des VLEP.


Ce type d'installation implique plusieurs contraintes techniques : un dimensionnement précis des débits d'extraction selon l'intensité des émissions, une efficacité fortement dépendante de la configuration des équipements et de la proximité des capteurs, et une consommation énergétique non négligeable. D'où l'intérêt de l'associer intelligemment à la ventilation naturelle pour concevoir un système hybride équilibré, à la fois performant et économe.
Pour répondre à ces enjeux, EOLIOS a mené une étude thermo-aéraulique complète, associant relevés sur site et simulations numériques CFD. Cette analyse a permis de :
Avant d'envisager toute optimisation, il est essentiel de comprendre précisément comment l'air circule au sein du site. EOLIOS a déployé une méthodologie rigoureuse d'audit aéraulique, combinant relevés sur site et modélisation numérique. Pendant plusieurs jours, les ingénieurs ont analysé le comportement des masses d'air et les interactions entre la ventilation naturelle et les émissions industrielles, pour obtenir une vision complète des mouvements d'air et identifier les axes d'amélioration.
À l'aide d'un anémomètre étalonné, les vitesses d'air ont été relevées aux points d'entrée et de sortie du bâtiment, ainsi qu'au sein des halls de production, afin de quantifier les flux aérauliques et d'évaluer l'intensité du renouvellement d'air naturel.
En parallèle, des relevés de température ont été réalisés à différentes hauteurs. Ils ont mis en évidence une stratification thermique marquée : l'air chaud s'accumule en hauteur tandis que l'air plus frais reste au sol. Ces gradients verticaux traduisent un mouvement lent des masses d'air chaudes, parfois piégées sous toiture en l'absence de tirage efficace.

Cette analyse fine a permis d'identifier les zones d'inconfort thermique et les secteurs mal ventilés, où l'extraction naturelle est insuffisante.
Les tests fumigènes permettent de visualiser en temps réel la direction et la vitesse des écoulements d'air. EOLIOS a utilisé une machine à fumée froide, adaptée aux environnements industriels : en diffusant une fumée fine et légère dans différentes zones, il a été possible de tracer le cheminement de l'air, repérer les zones de stagnation ou de recirculation et identifier les courants dominants. Les résultats ont révélé plusieurs phénomènes notables :
Ces observations visuelles ont constitué une base précieuse pour la modélisation CFD, permettant de valider les hypothèses et d'ajuster les paramètres de simulation.
Pour une vision globale du bilan thermique, EOLIOS a utilisé l'imagerie infrarouge. À l'aide d'une caméra thermique haute résolution, les ingénieurs ont analysé les surfaces des équipements et infrastructures en interaction directe avec l'air, ce qui a permis d'identifier :
Ces relevés ont été essentiels pour définir les conditions aux limites du modèle CFD : les températures de surface ont servi à calibrer les flux thermiques, garantissant une simulation fidèle au comportement réel du site. Les résultats ont confirmé la nécessité d'une ventilation optimisée, capable d'évacuer la chaleur excédentaire tout en assurant un renouvellement d'air suffisant.


L'audit a permis de recenser et caractériser l'ensemble des ouvertures du site : portes de service, ventelles latérales, aérateurs statiques en toiture, hottes d'extraction du dépoussiérage. Chaque ouverture a été géoréférencée et mesurée pour quantifier sa contribution au renouvellement d'air global.
Les mesures de vitesse d'air en entrée et en sortie ont révélé d'importantes disparités : certaines entrées sont fortement sollicitées, d'autres restent peu actives faute de position favorable ou de différentiel de pression. En particulier, les portes exposées au vent dominant présentent des vitesses d'air élevées, générant des courants localement inconfortables. Ces observations soulignent la nécessité d'une répartition plus homogène des ouvertures et d'une régulation plus fine.
Les relevés et tests fumigènes ont permis de dresser une cartographie détaillée des écoulements aérauliques dans les halls, mettant en évidence plusieurs zones de stagnation où l'air se renouvelle plus lentement et où les fumées tendent à s'accumuler. Une zone de vigilance particulière concerne l'espace sous toiture, où chaleur et fumées se concentrent sans être évacuées efficacement, un phénomène accentué par la stratification thermique.
L'étude a confirmé l'impact majeur des procédés de fabrication sur la dynamique aéraulique. Les transferts de métal en fusion, les séquences de décrassage et les opérations de coulée continue génèrent de fortes émissions de chaleur et de fumées, modifiant profondément les écoulements d'air. Ces phénomènes doivent être intégrés dès la conception des dispositifs de ventilation naturelle, pour favoriser l'évacuation des fumées et réduire l'exposition des opérateurs.
Pour transformer les observations de l'audit en recommandations concrètes, EOLIOS s'appuie sur la simulation CFD (Computational Fluid Dynamics), qui reproduit numériquement le comportement de l'air et de la chaleur avec une précision inégalée. La première étape consiste à modéliser en 3D l'ensemble du site : à partir des relevés terrain, des plans client et de l'imagerie satellite, les ingénieurs ont reconstitué un modèle géométrique complet, intégrant les halls de production et leur environnement proche.
Toutes les structures influençant les flux d'air (murs, ouvertures, charpentes, équipements, aérateurs) ont été fidèlement intégrées, tandis que les éléments secondaires ont été simplifiés pour optimiser la puissance de calcul. Les sources de chaleur internes ont été soigneusement modélisées : chaque équipement à fort apport thermique (convertisseurs, poches, brames, sécheurs) a été paramétré à partir des températures de surface mesurées sur site.



Enfin, les dispositifs de ventilation existants (ventelles, aérateurs, hottes) ont été intégrés comme conditions aux limites, avec des débits ou vitesses issus de l'audit. Ce modèle permet d'évaluer la performance actuelle du système, mais aussi de tester virtuellement différentes configurations pour guider les choix de conception.
EOLIOS utilise une approche numérique basée sur la méthode des éléments finis, qui résout les équations régissant les mouvements de l'air et les échanges thermiques dans le volume simulé. Un maillage hybride 3D très fin a été généré, avec un raffinement spécifique autour des zones de chaleur intense et des ouvertures. Une première série de calculs a été réalisée en régime stationnaire, sur les conditions nominales observées lors de l'audit, pour valider les performances du système existant et identifier les zones critiques. Les simulations ont mis en évidence :
Un des grands avantages de la simulation est qu'elle donne accès à des données inaccessibles par mesure directe : débits traversant les aérateurs en toiture, non instrumentables en toute sécurité, et vitesses d'air au-dessus des équipements à plus de 1 200 °C. En complément des calculs stationnaires, certaines zones critiques ont fait l'objet d'une analyse dynamique en régime transitoire, pour mieux comprendre l'évolution des flux et la dispersion des polluants dans le temps. À l'aide de traceurs scalaires ou de lignes d'émissivité, ces visualisations permettent d'anticiper les pics d'exposition, les temps de résidence des fumées ou les zones de recirculation prolongée.
Un calcul stationnaire fige l'écoulement dans un état moyen d'équilibre ; un calcul transitoire suit son évolution dans le temps. Le premier valide les débits d'ensemble, le second révèle les pics d'exposition et les temps de résidence des fumées.
Un atout majeur de la CFD est de permettre une exploration rapide de scénarios d'amélioration, en testant virtuellement différentes modifications sans perturber l'exploitation. EOLIOS a simulé plusieurs configurations en jouant sur l'ouverture ou la fermeture de ventelles existantes, l'ajout d'aérateurs supplémentaires et la modification de leur positionnement ou orientation. Pour garantir la robustesse des solutions, les simulations ont intégré plusieurs scénarios extrêmes :
Ces simulations ont permis d'identifier les configurations les plus performantes. Parmi les solutions efficaces : la réouverture de ventelles sur les façades exposées au vent dominant, l'ajout ciblé d'aérateurs statiques en toiture dans les zones de stagnation, et une meilleure répartition des ouvertures entre les halls. Les bénéfices ont pu être quantifiés : augmentation des débits extraits, réduction des températures ambiantes, amélioration du confort thermique et diminution du temps de résidence des polluants. Les résultats, exploitables sous forme de cartes de température, de vitesses d'air, de lignes de courant ou de bilans comparatifs, permettent de justifier techniquement les choix de conception.
La CFD permet non seulement de comprendre le fonctionnement actuel de l'installation, mais aussi de projeter son évolution et son potentiel d'amélioration. C'est un outil d'aide à la décision précieux pour les exploitants, bureaux d'études et responsables sécurité. En identifiant avec précision les zones critiques, les dysfonctionnements aérauliques et les opportunités d'optimisation, elle permet de :

Grâce aux calculs réalisés, EOLIOS a dressé une cartographie détaillée des flux d'air, des lignes de courant, des zones de stagnation et des débits traversant l'ensemble du volume étudié. Les zones à fort tirage thermique, à proximité des convertisseurs, des poches pleines ou des brames chaudes, se traduisent par des ascensions rapides d'air chaud partiellement canalisées vers les aérateurs. Plusieurs zones critiques ont toutefois été identifiées :


Pour s'assurer de la robustesse des solutions, les simulations ont été prolongées par l'étude de plusieurs scénarios défavorables, au-delà des conditions nominales :
Bien que ponctuelles, ces situations permettent de tester la résilience du système de ventilation et de dimensionner les ouvertures pour garantir un renouvellement d'air minimal en toutes circonstances.
À partir de ces analyses, EOLIOS a testé et comparé plusieurs scénarios d'optimisation, en ajustant virtuellement les dispositifs de ventilation : réouverture de ventelles inactives sur les façades au vent dominant, ajout d'aérateurs statiques dans les zones de stagnation, répartition plus homogène des ouvertures entre halles, et recalibrage de certaines extractions mécaniques ou systèmes de captage à la source.
L'un des scénarios les plus efficaces a consisté à augmenter la surface d'entrée d'air sur les façades au vent et à implanter de nouveaux aérateurs en toiture. Cette configuration a permis une augmentation significative des débits d'air extraits, une baisse notable des températures ambiantes et une réduction marquée du temps de présence des polluants, sans investissements lourds ni interruption majeure de la production.
À retenir. Dans une aciérie, la ventilation la plus efficace n'est pas la plus coûteuse : agir sur la position et l'ouverture des aérateurs existants suffit souvent à rétablir le tirage thermique et à faire baisser températures et polluants, sans travaux lourds ni arrêt de production.

L'étude a permis de caractériser la qualité de l'air intérieur et d'anticiper l'exposition des opérateurs aux polluants du procédé sidérurgique (monoxyde de carbone, poussières fines et ultrafines métalliques, fumées de décrassage et d'oxydation des brames). La simulation a intégré des études scalaires CFD reproduisant la dispersion des polluants selon plusieurs scénarios de ventilation. Les résultats ont mis en évidence :
Croisées avec les résultats de l'audit et les références réglementaires, ces analyses ont permis de déterminer les besoins en protections individuelles (EPI), les nécessités de captage à la source et les renforcements ciblés de ventilation. Elles constituent aussi un appui précieux pour un dossier de mise en conformité ICPE, si requis.
En combinant les données de terrain, les simulations numériques et les exigences de sécurité, EOLIOS a proposé une stratégie globale de ventilation adaptée aux spécificités du site :
Cette stratégie peut être mise en œuvre progressivement, à travers des actions simples et pragmatiques, pour construire un système de ventilation robuste, durable et compatible avec les évolutions futures du site.
Savoir-faire : la conception de la ventilation naturelle industrielleVentilation naturelle, VLEP et simulation CFD dans une aciérie.
Elle assure le renouvellement d'air général par tirage thermique, mais ne suffit pas seule près des sources : elle est complétée par un captage mécanique au plus près des convertisseurs et de la coulée. Une démarche voisine a été conduite sur notre projet ventilation naturelle d'une aciérie.
Les Valeurs Limites d'Exposition Professionnelle fixent les concentrations maximales admissibles de polluants (CO, poussières métalliques) dans l'air respiré. Les dépasser impose des mesures correctives : captage à la source, ventilation localisée ou EPI.
La ventilation naturelle est robuste et économe mais peu contrôlable ; le captage mécanique cible les émissions dès leur source mais consomme de l'énergie. Les associer donne un système hybride à la fois performant et sobre.
Elle donne accès à des données inaccessibles à la mesure : débits traversant les aérateurs en toiture, vitesses d'air au-dessus d'équipements à plus de 1 200 °C. Elle permet aussi de tester des scénarios (été sans vent, hiver à vent contraire) sans perturber la production.
Réouverture de ventelles sur les façades au vent dominant, ajout ciblé d'aérateurs statiques dans les zones de stagnation et meilleure répartition des ouvertures entre halls. Résultat : débits extraits en hausse, températures et temps de résidence des polluants en baisse, sans travaux lourds.
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